L'Art
au service de la liberté
Claudine Imfeld peint pour Aung San Suu Kyi.
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D.S. : Qu’est-ce qui vous a conduit à créer cette œuvre qui se présente sous la forme d’un collage ? Tout d’abord, je suis allée en Birmanie dans les années 80, époque où les voyageurs n’ étaient autorisés que durant une courte période, pourtant de ce séjour, il m’est resté une mosaïque de fragments, un foisonnement d’images semblables aux morceaux d’un collage. DS : Un assemblage de fragments comparables à ceux d’un puzzle ? CI : Un puzzle, c’est très contraignant, sans liberté, avec une seule possibilité dans l’assemblage, alors que dans le collage, la liberté l'emporte, même si quelques contraintes subsistent puisqu’évidemment, certains morceaux ne vont pas avec d’autres; comme dans l’acte d’écrire, on assemble, on corrige, on cisèle…. D.S : D’où proviennent les images de Birmanie que l’on aperçoit ? CI. Les sources, dans un collage, peuvent être de toutes sortes, mais ici les éléments iconographiques birmans sont pris dans des livres ou de revues de voyage tels : l’ Irrawaddy, le lac Inlé, les stoupas, pagodes, dragons, tigres, moines et nats et bien sûr le Bouddha. .A ces éléments agencés et mêlés en fonction de leur forme et couleur s’en ajoutent d’autres qui n’ont rien à voir avec l’univers birman et qui sont purement décoratifs : fleurs, masques, tentures. D.S : Quelle vision de la Birmanie avez-vous voulu transmettre ? Une Birmanie plutôt éternelle, figée dans ce qui fait sa beauté légendaire ? Ou bien une Birmanie plus actuelle? C.I : Il y a une référence à ce qui se passe actuellement en Birmanie : Aung San Suu Kyi apparaît dans la forme inversée de son pays, « enclavée » dans cette forme comme dans un médaillon ; néanmoins, ma vision de la Birmanie est avant tout onirique, on ne sait pas de quel côté le rêve va nous porter, vers l’agréable ou vers ….. le cauchemar ! Propos recueillis par Danielle Schibler / ASB
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